
Comment le Cancer m'apporta l'amour
par Anne Massa
Si la crainte pouvait tuer, je serais morte. Et ma haine face au cancer depuis que ma mère est décédée toute jeune, était extrême. Ce jour de février, 1998, quand on a découvert une tumeur dans mon sein, vivra éternellement dans ma mémoire.
Une chirurgie radicale à la fin mars commença à me donner espoir. Je me rappellerai toujours l'infirmière de nuit avançant sur la pointe des pieds avec sa lampe-torche apportant de l'aide et réconfort pour la nuit, son doux accent espagnol rempli d'une douceur maternelle. Mon séjour n'était que de 23 heures seulement en raison de mes assurances.
J'ai reçu des appels téléphoniques et des cartes, des cadeaux de la nourriture et des fleurs, des visites des membres de l'église. Ma fille était toujours disponible; la plus vieille, la plus occupée, était là avec moi à l'hôpital à la première visite permise. Le docteur arriva avec un visage pâle et dit, "est-ce que tout va bien?" Tellement de sympathie, je m'en senti faiblir!
Des groupes de soutien m'ont donné l'information et l'espoir. Mon chirurgien me faisait de chaleureuses étreintes quand je ne me sentais pas très bien, mon humeur revenait. Aucun traitement n'a été recommandé. J'étais libérée du cancer.
Par la fenêtre j'ai eu le temps d'observer le printemps arriver. J'entendais les oiseaux revenir chez eux. Je voyais chaque feuille virevolter. Et cette joie de cette première promenade dehors après la chirurgie!
Puis tout à coup, mon bras s'est mit à gonfler et eu d'étranges douleurs. Le Lymphoedème s'était développé, une complication, un compagnon nuisible que j'aurais pour le reste de ma vie. Alors maintenant, au lieu du cancer, qui peut être combattu, je faisais face à un autre tournant de la vie. Je savais que je devais me battre et chercher une leçon de tout cela afin d'être libre et de continuer ma vie.
J'ai commencé un nouveau régime, nouvelle thérapie, des étirements et massages à l'huile. Le muscle du diaphragme doit avoir une attention particulière, des respirations profondes pour aider la circulation. Je commença à chanter et ai joint le chœur de l'église.
Les soucis causent le cancer alors cela devait cesser, et le stress n'aidait pas mon bras, alors j'essayais de rester calme. Je devais me rappeler de boire beaucoup d'eau et de bien m'alimenter.
Sans le Lymphoedème je n'aurais jamais appris tous ces bons trucs de mon thérapeute et puis les merveilleux massages. Les réunions de groupe de soutien m'ont apporté de nouveaux amis, des livres merveilleux, des conseils et de l'information. J'ai joins le réseau national de Lymphoedème qui m'offrait des articles professionnels dans leurs bulletins. Des mouvements pour la danse. Je dansais encore plus.
Le cours de douze-heures que j'ai pris à l'institut du cancer débuta ma nouvelle carrière en tant que personne de soutien. Tellement de gens impliqués. L'amour se sentait tout autour de la salle où ils se réunissaient. Je me sens tendrement aimée par toutes ces personnes, qui évoquent Dieu et me montrent ce qu'il est.
Surtout, mon mari Jack. Après toutes ces années à me demander si je nuisais au développement de mes enfants en me remariant, je puis dire sans hésitation que je suis complètement heureuse avec Jack. C'est un homme bon, aimable, serviable, digne de confiance qui m'aime pour ce que je suis.
Je n'ai jamais eu peur de mourir, mais je n'aurai maintenant plus jamais peur de la mort parce que j'ai senti au travers des gens l'amour de Dieu.
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