C'était au mois de mai,
Nous étions au mois d'mai.
Nous y sommes désormais
À ce fameux printemps
Me dit ma chère épouse
Il a fallu du temps
Pour verdir la pelouse
Le temps est incertain.
Mi-figue et mi-raisin
Et nous marchons main dans la main
Le long de la rivière Chaudière
Non ce n'est pas la Canardière
Mais un bon ch'min, on s'donne la main.
L'eau qui court est profonde
Son haut niveau inonde
Les berges en cette saison
Même certaines maisons.
Vite elle court vers Québec
Sur deux-cent kilomètres
Au loin on voit Québec.
Oh .., 15° au thermomètre.
Le vent forme des vagues
Fait remonter les algues.
Des arbres de chaque côté,
Là, épinettes blanches
Rangés, comme empotés
Et puis en alternance
Des mélèzes et boulots
Ils sont beaux ces boulots,
Ils sont blancs, pas de jaunes
Comme le bec d'un béjaune.
Derrière, érables à sucre
Le faire, chacun son truc.
Cet érable argenté
A .., grande célébrité.
Tien, un chêne à gros fruits
Hélas, trop de détruits.
La fleur du pissenlit
Qui déjà a fleuri,
Son beau jaune canari
Rend la prairie, jolie.
La Chaudière coupe en deux
Cette beauté qu'est la Beauce,
Sans être un entre-deux
Pas coupé, une seule Beauce.
La ville de Sainte-Marie
La Chaudière au milieu
Tous sont, à qui mieux-mieux
Une seule ville, Sainte-Marie.
D'ici, Saint-Séverin
Ou Notre-Dame-des-Pins
De Sainte-Évariste
Ou de Saint-Marguerite
De Saint-Éphrem-de-Beauce
À Saint-Joseph-de-Beauce
Toutes, Tous, sont Beaucerons
Beauce nous protégerons
Venez nous visiter
Vous aussi, l'admirer.
Il est temps de rentrer
Avant d 'se faire mouiller
Là-haut en Beauce-Nord
Maintenant, nul ne l'ignore.
Lucien Le Morvan
llmchinron0391-St-Séverin-de-Beauce (Québec).
17 mai 2009.Toute reproduction partielle ou totale interdite
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