Le Cerf
Deux-mille neuf, ce trente juin
Devant moi, sans suint
Un jeune et joli cerf
Qui broute pour son dessert
Feuilles tendres de mon érable
Encore bien vulnérable,
Mais ce n'est guère irréparable
Pour un si jeune et bel érable.
Ils sont sans doute près du même âge
Et n'y voient là aucun outrage
Sachant, et fort bien tous les deux
Qu'ils ont, la nature avec eux.
Tous les jours je regarde mon arbre
Grandir, non ce n'est pas du marbre
Mais, plus bel arbre avez-vous vu ?
Et transplanté de mes mains Nues,
Pris dans un fossé, mais très fier ...
Petite pousse mais déjà fière
Sachant qu'un jour en grandissant
Ses belles feuilles d'un vert luisant
Au printemps se feraient manger
Par un superbe jeune cervidé
Qui du reste, très bien élevé
À cinq heures trente, prendre congé.
Il avait vraiment fière allure
La tête droite, sur son encolure
Regard doux mais, œil vigilant,
Et l'observer fut.., régalant.
Lucien Le Morvan
llmchinron0391St-Séverin-de-Beauce ce 30 juin 2009.
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