
De la Nouvelle-France à la France
Me promenant. . .
Oui, je comprends, vous ne pouvez savoir
Ni même un peu je le crois, concevoir
Qu’étant en Amérique du nord je puis
En même temps être en France, et puis
Avec une bonne imagination
Sans m’envoler faire une apparition
Sur cette bonne vieille terre qu’est pour moi, la France.
Ici c’est le renouveau, C’est la Nouvelle France.
Il est donc temps que je vous parle voyage.
Cet après-midi sur deux continents… j’ai fait un balayage.
Mais, que je vous raconte… Je me promenais
Dans mon quartier, parmi ces noms de rues, que je connais. . .
Ces noms qui sont pour moi très évocateurs
Et à mes oreilles ils sont enchanteurs.
Partant de la rue du Roussillon
Ancienne partie du royaume de Majorque
Me voilà, tel un grand papillon
Volant au dessus de Palma de Majorque.
Survolant mon quartier, j’arrive rue d’Auvergne
Un parfum me caresse les narines, le Bleu d’Auvergne
Son Massif central, ces majestueux aulnes ou vergnes
Une magnifique Province cette Auvergne.
Oh .., rue de Bourgogne ? Son vin qui embaume
Et voilà, je pense aux toits de l’Hôtel-Dieu de Beaune
Puis au Duché de Bourgogne et à Philippe II le hardi
Deux royaumes gaulois, qui retournent à la France, qui l’eut dit.
Rue de Bretagne. . . Pays de mes ancêtres côté paternel
Douarnenez… Côtes d’Armor… Finistère… Morbihan
Et un endroit dans le Finistère qui nous est cher, Locronan
Son Grand pardon chaque année est éternel !
Me voici rue de Touraine, Ah oui.., Châteaux de la Touraine
Merveilleux châteaux de la Loire, Amboise…Blois… Chambord…
Chenonceau… Le Mans. Passages des souverains et souveraines
Les fêtes commençaient toujours par des festins d’abord.
Me voici rue de la Lorraine ce qui me plonge dans l’histoire
Un mauvais souvenir avec Napoléon III, quel déboire . . .
Le chant patriotique que nous chantions en classe
«Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine, ces deux provinces»
Le désastre de Sedan un deux septembre, le Prussien croasse
La France perd ses deux Provinces, et, est délivrée de son Prince.
Il faudra quarante-sept ans à la France pour les retrouver
Dans son giron, et dans une fin de guerre en sortir très éprouvée.
Me voici rue de Provence, ce nom m’enchante. . .
Cette Provence et son accent chantant, ses parfums divins
Donne à sa campagne une odeur languissante
Tout ses vignobles, son raisin… ses vins …
Sa lavande, son mimosa, la garrigue avec son thym ses lauriers,
Essences qui embaument, et son pastis il ne faut pas l’charrier.
Me voilà rue de Picardie, langue Picard/Ch’ti
Comme on dit là-bas : am’maison i’a qu’toi qui dit ti
Ce qui me ramène dans l’histoire du Nord-Pas-de-Calais
D’abord Calais, sauvé de l’anglais par les six Bourgeois de Calais.
Les batailles les plus importantes au cours des siècles
Vinchy, Bouvines, Azincourt, Lens, Landrecies, Bataille des Dunes
Bataille d’Arras, de Tourcoing, la crête de Vimy, de Béthune.
Les deux grandes guerres mondiales du vingtième siècle
À Vimy, 11285 soldats canadiens y sont morts à la première guerre.
Puis, la deuxième guerre, on y tue toujours, même plus que naguère.
Oh, la rue d’Anjou, l’Anjou fondée au Xe, Les comtes y régnèrent
Sur le royaume de Jérusalem et sur celui de l’Angleterre
Par Geoffroi V dit « Plantagenêt» dont le fils devient roi d’Angleterre.
Les vallées d’Anjou favorisées par la douceur du climat
Le vin d’Anjou, très apprécié, en boire trop on est dans le frimas.
Je vais m’arrêter car il me faut rentrer chez-nous, mais je reviendrai
Vous parler de mon quartier, et vous faire voyager, oui je vous reprendrai. . .
Lucien Le Morvan
llm0391.chinron.59.- 06 novembre 2010. Longueuil,(Québec). Toute reproduction totale ou partielle est interdite sans un avis écrit de l’auteur ou de ses héritiers légaux.
Note : ceci est plus une prose qu’un poème. llm 2010-11-06.

Copyright
(Web Écoute) © 2001, tous droits réservés
|
|