
Tout peut arriver. . .
Elle est au bord du ruisseau
D'une main, tient l'arbrisseau.
Après l’école . . . elle est là
Chaque jour, c'est son Halte-là
La main droite dans l'eau courante
Du ruisseau, ses pensées déchirantes
Son beau-père.., sa mère, et elle . . .
Je ne sais rien d'autre de cette demoiselle
Je ne sais rien de ce drame
Je soupçonne un mélodrame
Car si elle tolère ma présence
En aucun cas, la déplaisance.
Alors je suis là et la contemple
Ici ... qui pour moi c'est notre temple
Sans dire mot. . . Elle est attirante
Et pour moi . . . elle est enivrante.
Nous sommes en sixième année
En classe, tous deux disciplinés
Notre secret est bien gardé
Et jamais sommes dévergondés.
Nous habitions à Tring-Jonction
Mon père, eut une autre juridiction
Très vite nous sommes déménagés,
Sans même pouvoir nos peines, partager
Alexandra. . . Était tout pour moi
Qui comprendra mon émoi ?
Nous allions habiter à Laval
Je regretterai ma Beauce estivale.
En ce temps là, pas encore Internet
À Laval, j'étais sur une autre planète
Sur mon cœur, comme un gros sparadrap
Impossible d'oublier Alexandra
J'ai su, par un cousin de Saint-Séverin
Qu'elle et sa mère, étaient à Saint-Florin
Le beau-père à Vallée-Jonction,
Entre eux, c'était fini de leur Union.
Il n'en savait pas plus, aucune nouvelle.
En pensée, je me la renouvelle
Quelque part je me dis qu'un jour
On se retrouvera, dirons ... bonjour !
Et puis, les années ont passées
Les souvenirs se sont un peu émoussés
J’avais rencontré une fille de La Plaine
Elle avait pour nom Marjolaine
Ça n'a pas été bien loin.., sa mère
Étant très possessive et, très amère
Quelques temps après le vingt-six octobre
Notre relation pris fin, se fut opprobre.
Ayant reçu mon admissibilité
Je suis rentré à l'université
J'étais dans ma quatrième année,
Sur le campus. . . On est tombé nez à nez.
Moi sans voix, en arrêt, la bouche ouverte...
Elle, me souriant, belle. . , comme notre Beauce verte
C'est comme ça qu'elle m'apparaissait. . .
Spontanément je l'embrassais
Mais devient vite . . . un baiser d'amoureux
De nous retrouver en étions heureux
Toutes ces années en secret, s'aimer
Sans se voir, sans savoir, sans s'accoutumer
À être séparés, ignorer tout
De l'autre, l'être qui pour nous est tout.
Était aussi à l'université
Elle dans sa troisième année
Trois ans et si près sans se rencontrer
Maintenant, plus question de nous séparer.
Quelques mois ont passés. . .
Elle m'a raconté, d'une voix angoissée
Ce qui lui était arrivée chez-eux
Elle était prise entre les deux
Son beau-père qui l'avait violée
Et au début, sa mère s'est voilée
Puis, c'est devenu infernal
Elle devenait comme un animal.
Elles se sont sauvées de suite au poste
De Police. Lui arrêté près d' la Poste.
Il a été condamné, sa peine sans remise
Sa mère, une thérapie car s'est compromise.
Alexandra a maintenant pardonné à sa mère
Alors qu'elle allait, devenir grand-mère.
Nous sommes mariés depuis quelques années
Avons trois beaux enfants, mais indisciplinés
Nous sommes un couple d'amoureux
Ce qui rend nos enfants par là même, Heureux.
Lucien Le Morvan
llm039159chinron. St-Séverin-de-Beauce (Québec) 26 octobre 2011 Toute reproduction totale ou partielle est formellement interdite sans un avis écrit de l'auteur ou de ses héritiers légaux.

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