Présent du Passé

Parfois, il m’arrive de penser
Au passé, et, de l’actualiser.
Qu’est-ce que le PASSÉ ?
C’est un temps dispersé
Relatif au temps écoulé
Il peut être, bien assimilé
Comme il peut vous avoir marqué
Jusqu’à en être détraqué,
Par la petite enfance, les parents
Temps de l’adolescence parfois incohérent !
La misère, la famine, la guerre
Qui existe toujours hélas, comme naguère.
Puis vint la difficulté à faire son choix
Si non, n’importe quoi lui échoit.
Poursuivre ses études et choisir
Sa profession, c’est son désir.
Mais tout le monde n’a pas la chance
De choisir, il y a des nuance. . .
Ceux qui ne peuvent les études poursuivre,
Les autres, faut qu’ils travaillent pour survivre.
Puis, il y a ceux qui sont manuels
Toute leur vie ils seront des continuels
Mai, ils sont aussi indispensables
Que les autres, et aussi responsables.
Il y a celui qui peut, mais ne veut
Celui qui veut, mais qui ne peut
Et puis, il y a le temps du moment
Le moment du passé, ce ralliement. . .
Car en ce temps là.., l’âge du travail
Est à quatorze ans, personne défaille,
Auparavant, c’était douze ans
Peu d’années avant.., même à dix ans
Mon père a commencé, il n’avait pas neuf ans
En mille-neuf-cent-douze, était encore un enfant !
Certaines chose, se déplacent..,
L’âge ! Le tiers monde nous remplace
C’est presque la même tâche.., plus . . . moderne
Pour eux nous sommes de vieilles badernes
Au fond, peu de choses changent vraiment
Ça me rappelle le régiment. . !
L‘esprit humain est.., Néandertalien
Avec l’avenir pour l’instant. . . aucun lien.
D’abord il faudra tous ensemble, changer
Tous, ensemble, nos consciences les décharger
Arrêter de croire que nous sommes heureux
En réalité, sommes tous des peureux...
Peur de ne pas y arriver
Peur de ne pouvoir travailler
Peur de vieillir et d’enlaidir
La peur de nous abâtardir
Par toutes les sortes de pollutions
Et de nos droits dans bien des cas, l’abolition.
La décadence de nos démocraties
La corruption, les ministres qui balbutient
Une seule chose compte pour eux, leur réélection
Au pire aller, même dans l’opposition
Ce qui compte.., être encore à l’assemblée
Et continuer à se faire du blé...
Sur le dos de nous tous, oui nous les paumés
Paumés car nous sommes les mal aimés,
Nous avons toujours été asservis
Par les abus, leur mépris, nous ont de fretin assouvi.
Hélas, nous n’avons rien changé pour autant
Et il nous faut nous révolter chaque cent-ans.
Nous n’apprenons rien de crédible
À un meilleur avenir ? Mais à l’écoute, sommes inaudibles.
Une fois que l’on nous a donné un petit rien
Nous nous comportons comme un petit chien
Qui a eu son os, et qui part le rogner
Heureux, il ne sait pas qui vient de se faire saigner.
Le passé nous apprend tout cela
Mais au présent, nous ne pensons pas au-delà
L’os, nous l’aurons toujours aussi longtemps
Que nous accepterons dans cet espace temps,
Que nous vaut aujourd’hui la mondialisation
D’avoir dans notre monde Occidental que... soumission,
Mais en profondeur, les choses elles, demeurent
Pour les possédants, il ne faut pas que cela meurt…
«L ‘Establishment», les gouvernants, ils y veillent,
Mais surtout, il ne faut pas que les peuples s’éveillent.
Oui.., nous avançons, mais dans leur présent
Le présent des peuples est dans le passé
Le présent du peuple, est toujours ce qu’il ressent
Ce qu’il a, ce qu’il vit, il sait qu’il est dépassé
Mais il ne sait plus à quel saint se vouer.
Ils en veulent toujours plus, mais en donnant moins
Sans considération pour le personnel, on en est témoin.
Mais jusqu’où auront-ils l’audace d’aller ?
Faire de notre présent, de nos pères... le passé ?
Passé, présent, devons-nous s’immoler ?
Ou par leur pollution.., nous faire trépasser ?
Oui nous sommes et nos enfants aussi, dans ce présent
Concernant leur passé, nos enfants seront-ils absents ?

Lucien Le Morvan

llmchinron039159. Fait à St-Séverin-de-Beauce (Québec) le 14 juin 2010.
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