Déchirer l'air et partir en fusion,
Au contact de l'eau, le sang en ébullition
Vient se mélanger aux bulles asphyxiées,
Qui courent à la surface s'oxygéner.
Le corps pesant devient encombrant,
Le cœur battant compte le temps.
Les sens en éveil et les poumons impatients,
Redoutent ensemble, la claustrophobie qui les attend.
Se livrant aux eaux qui l'oppressent,
Seul l'esprit maîtrise alors sa survie.
Brassant le liquide de toutes ses faiblesses,
L'invisible prend peu à peu ses pensées et sa vie.
Puis, une charge écrasante sur les poumons,
Tombe enfin comme un déluge fatal,
Les pulsions en accélération,
Et la tête résonnant le mal.
Il flotte alors, comme un vent fataliste,
Dans les limbes des courants pacifistes.
Une fois de plus, la mort a ses charmes,
Pour arrêter nos cœurs, et voler nos âmes.
(le 27/09/2001)
Schwartzmann Emmanuel (Pavlov)
Poète membre du site Accents poétiques.
Email : mlenchanteur@hotmail.com
