Les Passants de l'AMOUR.
Ce matin, je me suis risqué à ouvrir
Une fenêtre interdite sur le jardin de ma vie.
J'ai pris son regard dans ma ligne de mire,
Qu'elle comprenne que j'étais fou de folies.
Qu'a-t-il donc cet homme insistant,
A me parler de roses tout le temps ?
Il me propose et m'indispose,
De lui répondre, est-ce que je l'ose ?
Hésitante, il me semble que je la sens,
Résistante, elle ne le montre pas vraiment.
Alors, je caresse en secret le doux rêve,
Qu'elle songe en elle être mon Eve.
Ses yeux de soleil ne pensent qu'à me flatter,
Sa douce gestuelle prétexte à me frôler,
Son humeur belle éclaire ma journée,
Pourquoi alors ne pas se laisser tenter ?
Je ne prend d'elle que des sourires volés,
Et n'attend d'elle qu'un reflet de sa beauté.
Mon cœur me hurle que je l'aime,
Tandis que mon âme sur elle se referme.
Il me courtise, il me grise.
Il est galant, comme c'est charmant.
De petites attentions, il reste touchant.
Lui concéder de l'amour, ma décision est prise.
Je me sens comme un ange au regard lointain,
Qui observe l'amour par une vitre sans teint.
Prisonnier de mes sens, qu'en secret je retiens,
Je crie ma souffrance, dont elle ne saura rien.
Il demeure distant, maintenant je comprends.
Il a peur de rompre mes actuels engagements.
Comment lui faire savoir, que ma vie à deux,
Reste illusoire et laisse mon cœur creux.
Il est bientôt l'heure que j'abandonne,
Et que les chimères de mon cœur, j'arraisonne.
Belle Princesse, regagne tes hauts plateaux,
Et je scellerai enfin les fenêtres de mon château.
Je l'ai mis de côté dans un coin de mon cœur,
Pour que ma passion pour lui, jamais ne se meurt.
Passant d'un jour, à la croisée de nos destins,
Jamais pareil amour, ne retrouverai sur mon chemin.
(03/05/2001)
Schwartzmann Emmanuel (Pavlov)
Poète membre du site Accents poétiques.
