Ma chère Marouka


Si tu pouvais mettre
Ta main sur mon coeur,
Enlacer mon âme, mon corps tremblant
Transi d'amour pour toi, Tu sentirais ces battements
Toujours plus forts et lancinants,
Toujours plus rapides à ton approche,
Précipités, irréguliers à la seule annonce de ton nom
Tel le bruit,
Le martèlement sourd du sol
Sous les sabots des zèbres
galopant à travers la savane,
Fendant l'air et les hautes herbes de leur larges foulées,
Fuyant quelques dangers.

Puis soudain le calme,
Le silence qui s'impose et s'installe à nouveau
Lorsque le troupeau, enfin apaisé,
essoufflé par sa course folle, ralenti son allure.
Mais toi, tu t'échappe et t'éloigne encore,
Tu te libère de mon emprise.
Mon coeur redevient glace,
Mon âme s'effrite, retourne à la poussière des chemins durcis.
Cette tranquilité, ce silence profond
Me rapelle alors la quiétude des douces soirées d'été
Où tout s'endore et laisse place à la sérénité de la nuit
Sous les couleurs chatoyantes,
Mais douces et apaisantes,
Du soleil Africain.

Auteur inconnu










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