SEXE ET ARGENT

On les appelaient Filles de joies. On les appelle aussi prostituées. Aujourd’hui, image publique oblige, on parle d’«« escortes »». Peut importe le terme, on parle toujours de la même chose, de travailleuses du sexe. S’ajoute à ces créatures les danseuses nues avec contacts, des sortes de demi-prostituées, au travail dans le fond d’un isoloir. Avec l’internet et le cyber-sexe, c’est toute une panoplie de services, des photos d’exhibits aux Live Cam. Un jeune de 14 ans peut voir sur son ordinateur sa voisine en train de se faire faire une job de boyaux par le plombier du village. Des fonctionnaires gouvernementaux ont trouvés une nouvelle utilité à leurs ordinateurs et occupent leurs temps libres à se rincer les yeux et à vider leurs portefeuilles dans les sites payants. L’Argent, l’ombre noire qui plane derrière le commerce sexuel.

Un homme de 41 ans est dans une chambre d’hôtel. Dans son lit, une prostituée qui en est à son dizième client de la journée. Tout jeune, notre homme mettait des sous dans une tirelire, dans la fente sur le dos du cochon rose en céramique. Aujourd’hui il glisse des billets de 20, de 50, dans la fente... de la dame. Une façon imagée de dire qu’il la paye et que la femme est une tirelire pour le proxénète, le tenancier. Des femmes qui se font escalader le Mont de Vénus et descendre le Grand Canyon à longueur de journée, en spectacle live sur l’internet ou pour satisfaire les instincts primaires de certains messieurs, qui trompent leur ennui et leurs femmes, dans une chambre d’hôtel ou dans le bloc appartement d’en face de chez vous qui abrite un bordel, à votre insu. À votre insu jusqu’à temps que vous voyiez arriver la police ou les gendarmes, à moins que les jeunes femmes sur le balcon vous aient données des soupçons avec des tenues à ne pas rester dehors en hiver et en arpentant les trottoirs un peu trop souvent à votre goût.

Une des raisons qui font dire aux islamistes que les occidentaux sont des suppôts de Satan. Dans certains pays exotiques, on parle de tourisme sexuel. Des femmes et des jeunes filles, vierges de préférence, offertes aux vacanciers en quête de sensations et de dépravations, loin du regard de la justice de leurs pays d’origine. Des gouvernement complices qui ferment les yeux pour faire tourner l’économie,
principalement axée sur le tourisme. La Malaisie ferme les yeux, considérant que les femmes et les enfants exploités sur son territoire, viennent de d’autres pays. Une façon de paraître non- concerné par le problème. Certaines îles des régions équatoriales sont des îles bordéliques.
Les Bahamas, Cuba, Dominique, Grenade, Haïti et Sainte-Lucie, entre autres. Dans les pays de l’ex U.R.S.S., la maffia kidnappe des femmes en Amérique pour les faire travailler de force dans des bordels qui sont aussi des prisons pour les prostituées. Des criminels proxénètes pour qui la femme est un animal, un morceau de viande qui doit rapporter de l’argent, comme une vache laitière dans une étable. Pour ces femmes et pour nombre de «professionnelles du sexe», c’est un monde de criminalité, de violence et de drogue.
Elles se droguent pour se faire entrer dedans à froid et se prostituent pour payer leur drogue.

Certaines femmes qui travaillent pour elles-mêmes, chez elles ou à l’hôtel, disent le faire parce qu’elles aiment leur travail et qu’elles le font à jeun. S’il s’en trouve, elles sont rares et certaines sont bonnes comédiennes pour le faire croire, alors que la seringue d’héroïne attend dans la sacoche. Vous pouvez voir la femme sur internet qui semble au 7em ciel avec le grand sourire, mais vous ne voyez pas le webmaster proxénète qui force, qui persuade la femme de faire ce qu’elle n’a pas véritablement envie de faire, et qui dicte au grand noir derrière elle combien de coups de hanches donner, par où entrer et comment contorsionner la femme, jusqu’à ce que l’image soit assez belle pour les photographes et les caméramen.

Des femmes qui deviennent des cocktails bactériologiques en puissance, avec assez de semence dans les entrailles à chaque jour, qu’elles pourraient être fournisseuses pour des banques de sperme. Le chum de la femme, de quoi a-t-il l’air dans la vie du couple, qui arrive toujours en dernier sur la liste des hommes. Il y a de ces hommes, cocus
exponentiels, qui ne le savent pas, qu’ils sont cocufiés à tous les jours. Il y a les rares qui le savent et l’acceptent. Mais la plupart du temps, il n’y a pas d’homme près de la femme, il y a les hommes, les clients.

Il y a évidemment les prostitués mâles pour les hommes amateurs d’hommes, mais en général c’est l’affaire des femmes pour les hommes. Des services pour les hommes.
Une industrie pour les hommes faite par des hommes, qui empochent le magot en bout de ligne. Il semble y avoir un grand fossé entre la mentalité occidentale, fondée sur la liberté, qui ouvre la porte à la dépravation la plus complète et le monde islamique qui se définit comme le gardien de la vertu, en cachant la femme sous des tchadri pour ne pas qu’elles soient occasions de péchés. La femme entraîne l’homme dans le péché, donc on la dissimule, la cache, l’enterre, la brime, pour que ce ne soit pas à l’homme de se responsabiliser vis à vis de ses actes et de ses pensées. Dans les deux cas, c’est la femme qui est objet sexuel et objet de mépris.


Sylvain Marquis
Lui écrire

 








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